Jeudi 1 mars 2007
- Publié dans : Avant qu'il n'arrive...
Avant même de connaître et de côtoyer les chevaux, je les aimais.
Je rêvais souvent d’un grand cheval bai qui aurait été mon meilleur ami.

Ma passion n’a cessé de grandir depuis. J’ai appris à monter. Je me rappellerai toujours de mon premier cours d’équitation. C’était sur un grand cheval mollasson, de couleur alezan brûlé, nommé Rexello. Je me souviens du premier poney que j’ai monté en concours, Juin. Ces chevaux étaient des trésors de patience et de tolérance pour les débutants comme moi.

Le temps a passé, j’ai continué à monter en club, avec des hauts et des bas. Une chose m’a vraiment blessée durant toutes ces années : monter des chevaux, s’en occuper, s’y attacher et n’avoir aucun droit sur eux... Je regretterai toujours deux d’entre eux plus particulièrement : mon gros Espion et mon merveilleux Under. Espion m’a offert sa confiance. Il est celui que je regretterai toujours. Under était un professeur exigeant. Il m’a offert quelques instants de grâce sur son dos. Des instants où on ne fait qu’un avec sa monture...

La confiance et la compréhension du cheval m’ont toujours semblé primordiales en équitation. Au fil du temps, j’ai compris que je ne les trouverai qu’en ayant mon propre cheval. J’ai essayé la demi-pension en atttendant (voir le blog précédent : Un cheval pour deux) et j’ai adoré. S’occuper du même cheval, être à l’écoute de sa forme, de son humeur, s’adapter à ses capacités...
Mais, ce n’était pas mon cheval. Je ne l’avais pas choisi. Et je n’ai pas pu l’empêcher de partir... (Ce qui aurait été inconscient et égoïste.) Il me manque ce petit bout de cheval...

Les circonstances actuelles font que l’idée d’avoir mon cheval s’est de nouveau imposée à moi. Mais, est-ce vraiment possible ?

Première obstacle : suis-je capable d’être propriétaire donc, de bien m’occuper de mon cheval ?
«Tu t’es super bien occupé de ma jument, tu seras une bonne propriétaire...» dixit (à peu près) la propriétaire de Philaé, la jument que j’ai eu en demi-pension. Argh !! Le truc qu’il ne fallait pas me dire. Bon, ben ça c’est fait...

Deuxième obstacle : ai-je les moyens de payer une pension tous les mois et tous les frais à côté ?
Bon, je viens de trouver un travail et je signe un CDI fin avril normalement...
Là, on se dit que le sort s’acharne, décidément c’est pour bientôt !

Troisième obstacle : où vais-je mettre ma bête poilue ?
Je suis allée voir (par curiosité et plus...) une pension à 5 min de mon travail... Forcément, elle est comme je voulais : une propriétaire sympa, de grands prés, une grange-abri, pleins de sentiers de ballade...

Dernier obstacle : vais-je réussir à convaincre mon homme que c’est le moment ?
Oui, il est d’accord ! Il m’aide à garder les pieds sur terre, moi qui ai la tête dans les étoiles en songeant à ce beau projet...

J'attends encore quelques mois et je commence les recherches... Enfin !
Par Pionpion
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Lundi 23 avril 2007
- Publié dans : Avant qu'il n'arrive...
Evidemment, en attendant de me lancer dans les recherches sérieuses, je commençais déjà à regarder les annonces...

Au début, un poulain 2007 me tentait vraiment. Le prix était accessible et je pouvais avoir un très bel Irish Cob. Mais, en discutant avec la propriétaire de la pension, je me rendis compte de tous les inconvénients (frais de débourrage, de castration, de pension, choix du modèle, attente avant de monter...). De toute façon, prendre un cheval non débourré m'inquiétait... J'avais trop peur de "gâcher" un jeune cheval.

Pourtant, je me rendais vite compte que le budget que j'avais prévu en économisant (3000€), serait trop juste pour un cheval Irish Cob dressé. C'était plus le prix d'un jeune de deux ans. Je me résignai donc, à devoir attendre plus longtemps encore pour rassembler l'argent...

Je me renseignai tout de même sur plusieurs deux ans, on me proposa aussi des chevaux plus âgés à des prix raisonnables. Mais, je n'avais pas le déclic. Aucun ne me tapait dans l'oeil. Et finallement, les chevaux n'étaient plus à vendre...

Mais un soir, alors que j'allais sur mon forum préféré (Passion irish Cob, voir dans mes liens), je découvrais une nouvelle petite annonce. Un de mes élevages favoris venait d'importer d'Irlande un Irish pour le revendre en France. Je lisais la description vaguement intéressée... OwenBoy, 4 ans, dressé, belles allures... Belle couleur pie noire, les yeux bleus... Aaaargh !! Je tombai complètement sous le charme. C'était un coup de foudre, "mon" coup de foudre !

owen-b11.jpg

Je regardai le prix. Bon, évidemment, c'était plus élevé que ce que j'aurai voulu mettre, mais c'était raisonnable par rapport à la qualité du cheval. Je n'avais plus qu'une idée en tête : aller le voir à tout prix. Il fallait que je sache si c'était bien LUI. J'étais dans un drôle d'état, le ventre noué, complètement paniquée, bref, amoureuse...

J'envoyai plusieurs messages à l'éleveuse et un aussi à son employée, pour avoir la priorité sur son achat. Je ne voulais surtout pas passer à côté de ce petit cheval...

Un autre problème de taille se présentait. Il fallait convaincre mon homme que c'était LE bon. Malgré son prix, malgré la distance qui nous séparait de lui, malgré le fait que j'aurai encore dû attendre... Je lui écrivais une petite lettre (je ne pouvais pas attendre le lendemain soir pour lui parler...) car il n'était pas là, il travaillait de nuit.

J'ai passé la soirée à regarder les photos en rêvant... Etait-ce bien lui ?

Par Pionpion
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